Théodore de Banville

Théodore de Banville

Résumé

Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville La Gloire de Molière

Démons à l’âme froide, à l’œil suave et doux,
Combien ont de grands cœurs étouffé vos ceintures,
Que d’hommes tomberont les yeux levés vers vous !
Sortilège et folie, ô bizarre amalgame !
Cœurs sans cesse tournés vers le fruit défendu !
Combien se sont fiés à l’honneur d’une femme
Et se sont réveillés sur leur bonheur perdu !
Ô problème où se perd la raison révoltée !
Chaos abominable en ces riches accords !
Quand il crut vous donner une âme, Prométhée
Anima seulement le marbre de vos corps !
Mais, que dis-je ! pardonne, ô poëte, ô Molière !
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Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville La Gloire de Molière

Combien de ces menteurs montrent pour ta mémoire
Une admiration de luxe et d’apparat,
Qui taxeraient tes vers d’impiété notoire
Et t’iraient dénoncer au prochain magistrat !
Car ils existent tous, ces corrupteurs serviles,
Que tu marquais au front sous leur masque impudent,
Prévoyant que le vice est, dans nos grandes villes,
La lime où la génie use sa forte dent !
L’hypocrite a toujours le rubis sur la lèvre
Et sait cacher l’horreur de ses profonds desseins
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Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville La Gloire de Molière

Un comédien, représentant Alceste, s’avance et récite les strophes suivantes :
Le Comédien
Ô Molière ! homme simple et sublime génie,
Qui fis l’honnêteté maîtresse de tes vers,
Toi qui, sans les haïr en leur ignominie,
Châtias jusqu’au sang les sots et les pervers !
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