d’Alembert, Diderot, Landois, Eidous

Résumé

d’Alembert, Diderot, Landois, Eidous L’Encyclopédie, 1re éd.

L’azur factice n’est autre chose qu’un verre bleu réduit en poudre. Si cette poudre est un peu grossiere, il s’appelle azur à poudrer : si elle est d’une grande finesse, on l’appelle azur fin ou d’émail. Le docteur Krieg, cité par M. Hellot dans un mémoire du recueil de l’Académie royale des Sciences, année 1737, page 228, décrit dans les Transactions philosophiques, n°. 393, la maniere de conduire le smalt jusqu’à l’état d’azur.
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d’Alembert, Diderot, Landois, Eidous L’Encyclopédie, 1re éd.

Ainsi l’azur en poudre n’est autre chose, comme on voit, que l’azur en pierre ou le smalt porphyrisé. Il en vient d’Allemagne & de Hollande ; ce dernier est le plus cher, & son bleu approche plus de l’outremer. Aussi l’appelle-t-on outremer de Hollande, ou outremer commun. On croit dans le commerce & dans les atteliers, qu’il faut que celui d’Allemagne soit grenu, fabuleux & foncé pour être bon ; qu’au contraire celui de Hollande n’est bon que pâle & fin.
On sait que cet émail sert à peindre des fleurs & des compartimens bleus sur la fayence & sur la porcelaine qu’on fabrique en Europe.
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Lorsqu’on veut l’employer, il faut que les objets ou lettres d’or, autour desquelles on le répandra, soient faites & bien séchées : alors on applique une couche de blanc de plomb délayé à l’huile, sur le fond & autour de ces lettres ; puis on saupoudre aussi-tôt avec cet azur ; en le laissant tomber un peu de haut sur le blanc auquel il s’attache. On releve la toile ou planche sur laquelle on fait l’ouvrage ; & l’azur qui ne s’est point attaché au blanc s’en va.
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