d’Alembert, Baron d’Holbach, Diderot, Malouin, Landois, Bellin

Résumé

d’Alembert, Baron d’Holbach, Diderot, Malouin, Landois, Bellin L’Encyclopédie, 1re éd.

Le grain d’azur à poudrer est si gros, qu’on ne peut l’employer que très-difficilement, & seulement en détrempe ou à fresque, ou pour mettre dans l’empois ou amydon, avec lequel il se lie fort bien. On l’appelle azur à poudrer, parce que pour faire un beau fond d’un bleu turquin, on le poudre sur un blanc à l’huile couché médiocrement épais & le plus gras qu’on peut.
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d’Alembert, Baron d’Holbach, Diderot, Malouin, Landois, Bellin L’Encyclopédie, 1re éd.

Cette espece de bleu doit être employé sur-tout dans la peinture en détrempe, qu’on ne voit qu’aux lumieres, comme les décorations de théatre ; car quoiqu’on y mêle beaucoup de blanc, il ne laisse pas de paroître fort beau. Il tire pourtant un peu sur le verd, tout au contraire de l’émail qui est fort vif au jour, & qui paroît gris aux lumieres.
On trouve quelquefois des cendres bleues, qui paroissent aussi belles que l’outremer : mais on connoît bien-tôt que ce ne sont que des cendres, si on les mêle avec un peu d’huile
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d’Alembert, Baron d’Holbach, Diderot, Malouin, Landois, Bellin L’Encyclopédie, 1re éd.

Après s’être assûré de la bonté du lapis, voici comme il faut le préparer pour en tirer le bleu d’outre-mer. On le fait rougir plusieurs fois, & on l’éteint chaque fois dans de l’eau, ou dans de fort vinaigre, ce qui vaut encore mieux ; plus on réitere cette opération, plus il est facile de le réduire en poudre : cela fait, on commence par piler les morceaux de lapis ; on les broye sur un porphyre, en les humectant avec de l’eau, du vinaigre, ou de l’esprit-de-vin ; on continue à broyer jusqu’à ce que tout soit réduit en une poudre impalpable
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