Honoré Sclafer, Le Paysan riche, par Honoré Sclafer (1874)
“ Ils enduraient ce supplice de la faim qui est à coup sûr le plus affreux de tous, car il résulte de la privation qu'a le plus en horreur la nature. Tous, nous connaissons l'appetit, mais qui connaît la faim, cette douleur de tout l'organisme, que l'on ressent à la fois dans ses muscles, dans ses nerfs, dans ses os, et jusques dans ses pensées? Le cerveau crie, il se livre à des hallucinations terribles ; une poignante langueur vous torture; la vie vous est arrachée fibre à fibre; on ressent mille souffrances dont l'intensité va croissant jusqu'à la fièvre, jusqu'au délire, jusqu'à l'agonie ”
