Élie-Catherine Fréron, L’année littéraire ou Suite des lettres sur quelques écrits de ce temps
“ Les enfans, comme on sçait, se dégoûtent aisément ; on leur présentera des dez, ils les feront rouler d’abord avec plaisir ; mais ils en seront las avant que de sçavoir quatre lettres de leur Alphabet. Si on veut les forcer à jouer, ce sera une contrainte qui les chagrinera. Il faudroit donc varier à chaque instant les jeux qui pourroient contribuer à leur instruction. La difficulté n’est pas d’apprendre aux enfans à connoître les lettres ; mais on se trouve dans l’embarras, lorsqu’il faut leur montrer à joindre plusieurs lettres ensemble, pour en former ce que nous appellons des syllabes. ”
