Résumé

Émile Socard Légende de Sainte Matie : vierge de Troyes (1862)

Gravons tous dans notre mémoire D'un Dieu la puissance et la gloire, Qui brillent par tout l'univers : Prions la divine clémence De nous mettre au port d'assurance Parmi tant d'orages divers.
De nos jours la fête de sainte Mâtie n'offre plus ce concours immense de pèlerins de tout âge, de tout sexe, de toute condition, qui venaient à jeun apporter leurs offrandes au pied de ses saintes reliques, et s'en retournaient ensuite le cœur joyeux, emportant dans leurs foyers une simple fleur qui avait touché les restes bénis de la vierge troyenne.
Source : Gallica

Émile Socard Légende de Sainte Matie : vierge de Troyes (1862)

Desguerrois donne pour raison du silence qui couvre la vie de cette sainte, que, dans les deux premiers siècles de l'Eglise, nous n'avons point d'histoire de ce qui s'est passé au diocèse de Troyes, et c'est pourquoi il pense que la naissance de sainte Mâtie doit être placée à la fin du premier ou au commencement du second siècle. Comment se ferait-il en effet qu'une sainte dont le nom a traversé les âges, dont les reliques ont opéré mille merveilles, n'eût pas excité de son temps l'admiration de ses concitoyens et qu'aucun n'eût recueilli les actes de son admirable vie?
Source : Gallica

Émile Socard Légende de Sainte Matie : vierge de Troyes (1862)

En effet, une prose que l'on chantait dans l'église de Troyes au IXe siècle nous a déjà appris que sainte Matie, vierge royale, était na.tive de Troyes. Ajoutons, avec Camusat, que sa virginité était la conséquence d'un vœu. Nous pouvons donc, comme le pieux Desguerrois, accepter cette antique tradition de nos pères, qui nous représente la vierge de Troyes vivant en continuelle oraison dans cette CHAPELLE DU SAUVEUR, OÙ le céleste époux qu'elle a choisi vient inonder tellement son âme de joie et de consolation, qu'elle ne peut s'arracher de ce lieu de délices.
Source : Gallica

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