Éphraïm Mikhaël,
Le Cor fleuri
“ Il pleure, la tête entre ses mains, Oriane repose le cor sur le banc.ORIANE, rêvant. Ô je souffre d’amour !Songe délicieux, Plane encore sur moi !... SILVÈRE. Plane encore sur moi !... Tu m’as pris mes soirs calmes, Tu m’as pris les forêts et les jardins de palmes, Tu m’as pris l’amitié des oiseaux fraternels. Je ne chanterai plus : des sanglots éternels Étoufferont en moi mes chansons bien-aimées, Lorsque je marcherai sous les tristes ramées Je ne connaîtrai plus la caresse des bois Et mon cœur exilé n’entendra plus de voix. Oriane le regarde affectant l’ironie. ”
