Gabriel Sagey et Romain Morandière

Élements biographiques

Gabriel Sagey et Romain Morandière Revue des Deux Mondes

On est d’accord aussi sur la nécessité de faire précéder tout vote important relatif aux chemins de fer, par l’adoption d’un plan général, afin que toutes les parties, bien coordonnées entre elles, puissent tendre vers un but d’ensemble soigneusement déterminé. Dès-lors chaque branche du réseau ne bornera plus ses avantages à féconder et à enrichir les lieux qu’elle devra traverser ; elle intéressera la France entière, en contribuant, pour sa part, à établir un système général de communication rapide entre les divers points du territoire.
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L’exécution des lignes secondaires, qui ont déjà fixé l’attention des pays intéressés, serait alors presque immédiate, et bientôt, comme nous l’avons déjà dit, les embranchemens eux-mêmes atteindraient le grand réseau. Et qu’on ne s’effraie pas des dépenses à faire et des masses d’efforts à développer. On sait aujourd’hui ce que la France peut dépenser en travaux, même improductifs, et il s’agit de créer, sur le sol, les ressources de la plus grande richesse, en multipliant, dans une immense proportion, les relations commerciales.
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Mais, afin d’amener sur ces chemins comme sur ceux de Belgique, une immense circulation, il est bien nécessaire de maintenir très bas et peu au-dessus des frais de traction les prix des voyages, surtout dans les diligences de deuxième ou de troisième classe. Il en résultera encore une grande économie dans les frais de transport, qui, relativement, sont d’autant moindres, que les convois sont plus nombreux, plus réguliers et plus complets.
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