Jean-François Gail

Élements biographiques

Jean-François Gail Guerre du Péloponnèse

L’un des plus beaux caractères de la littérature ancienne, de la littérature grecque en particulier, fut d’être presque toujours un résultat de l’existence sociale ; chez les modernes elle est un métier. Homère était le reflet de la vie publique et privée ; Tyrtée combattait à-la-fois et improvisait des hymnes guerrières ; Thucydide et Xénophon écrivaient le récit d’une expédition militaire, celui-ci, dans les momens de loisir qu’elle lui laissait, Thucydide dans l’exil, retraite la plus précieuse de toutes pour un philosophe
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Jean-François Gail Guerre du Péloponnèse

C’est beaucoup d’être homme de cabinet, homme de style et d’imagination, et de combiner des fables ingénieuses ou des suppositions laborieusement conçues : c’est plus encore d’agir, et de venir ensuite plein de son action, chaud de ses souvenirs immédiats, exprimer des faits, consigner des observations qu’on n’avait pas préparées exprès pour avoir des matériaux et pour briguer un jour le titre de bel-esprit, mais parce qu’elles ont surgi de la nécessité des circonstances.
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Jean-François Gail La Cyropédie

Plus d’un militaire, en parcourant ces pages qui offrent, au premier abord, moins de gravité que celles de Polybe ou d’Arrien, découvrira çà et là des détails qui lui donneront à penser, des leçons de prévoyance, des préceptes de stratégie antique qui, adaptés à la nôtre au moyen d’un léger travail de la réflexion, peuvent concourir à former le bon officier, le général expérimenté. Xénophon voulait donner le type idéal d’une parfaite éducation militaire, comme Fénélon, celui de l’éducation d’un prince.
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