Lenormant et Charles Louandre

Élements biographiques

Lenormant et Charles Louandre Revue des Deux Mondes

« Ce qui nous a frappé en lisant le latin des thèses, c’est de voir qu’en général ce sont les érudits de profession, — ceux qui pratiquent le plus habilement l’antiquité, — qui éprouvent le plus d’embarras à manier la langue de Virgile et de Cicéron. » C’est habituellement que nous avions écrit et c’est habituellement qu’il faut lire. La pureté du texte ainsi rétablie de part et d’autre, nous demanderons à M. Lenormant la permission de lui répondre quelques mots, et de revenir encore une fois sur sa thèse, en regrettant toutefois qu’il se soit obstiné à défendre ce qui ne peut être défendu.
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Lenormant et Charles Louandre Revue des Deux Mondes

La science du traducteur de Cicéron n’est révoquée en doute par personne, mais on connait aussi son indulgence pour la latinité problématique des aspirans au doctorat qui recommencent à trente ans des études incomplètes, et le vidi et perlegi ne nous prouve qu’une chose, à savoir que M. Leclerc a vu et lu, et qu’il a autorisé l’impression ; mais cela ne prouve nullement, comme on pourrait le croire par ce que dit M. Lenormant, qu’il ait présidé à la correction de la thèse. Il suffit de la lier pour rester convaincu du contraire.
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Lenormant et Charles Louandre Revue des Deux Mondes

Comment en effet restituer avec certitude des inscriptions à demi effacées sur des pierres rongées par les siècles, déchiffrer les légendes des médailles, pénétrer par les textes des auteurs dans les mystères de la civilisation antique, comment en un mot faire de la numismatique latine, de l’épigraphie latine, de l’archéologie latine, quand on n’est point habile latiniste ? En semblable matière, la connaissance de la langue est le véritable outil de la science, et c’est un outil qui ne se remplace pas.
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