Louis-François-Gabriel-Ange Chabanacy de Marnas

Élements biographiques

Louis-François-Gabriel-Ange Chabanacy de Marnas Audience du 15 juillet 1867, affaire Berezowski… (1867)

« La Pologne et la Russie sont toujours en guerre, a-t-il dit, et je tue mon ennemi où je le rencontre. »
Vous avez déjà, MM. les Jurés, fait justice de ces sauvages théories. La lutte, la lutte armée ne supposet-elle pas l'égalité de l'attaque et l'égalité des armes? Où rencontrer cette égalité dans le crime du 6 juin?
Le Czar est au milieu de nous; il se fie à la loyauté française. On peut le frapper sans doute, mais, en le frappant, on invoquera vainement les droits de la guerre.
Source : Gallica

Louis-François-Gabriel-Ange Chabanacy de Marnas Audience du 15 juillet 1867, affaire Berezowski… (1867)

Le souverain, à qui l'on reprochera des excès de sévérité, a souci des destinées d'un vaste empire. La Pologne parle de despotisme, la Russie de tendances trop libérales. La large émancipation des serfs a causé, vous le savez, dans la vieille Moscovie une émotion profonde. Peut-on dire étranger aux pensées généreuses celui qui a appelé à la vie civile 25 millions d'hommes? Y a-t-il équité à juger le Czar au point de vue exclusif des accusations de la Pologne ?
Source : Gallica

Louis-François-Gabriel-Ange Chabanacy de Marnas Audience du 15 juillet 1867, affaire Berezowski… (1867)

Si, Messieurs, du crime nous passons à l'agent, la responsabilité qui pèse sur lui est effrayante. Voilà un homme qui cite au tribunal de sa conscience le souverain qu'il regarde comme le tyran de son pays. Il le juge, il le condamne, il l'exécute. Où trouver une perversité plus grande ? Si votre haine s'acharne contre l'oppresseur de votre patrie, si votre conscience ne recule pas devant les périls publics, agissez au grand jour, faites appel aux passions de vos concitoyens, à te lutte armée
Source : Gallica

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