Résumé

Portrait de Anatole Baju Anatole Baju La Vérité sur l’école décadente

La presse, dès le début fort mal renseignée et leurée par les Déliquescences jusqu’à prendre cette parodie au sérieux, brouilla si bien les choses, ouvrit si facilement ses portes aux plus fantaisistes inventions et mit au jour de si bizarres personnalités, que la Réclame, flot bourbeux d’encre, passa par dessus la tête des vrais et primitifs artistes pour porter à la célébrité tous les ratés de la Banlieue et tout le bas-fond de la bêtise écrivassière
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Portrait de Anatole Baju Anatole Baju La Vérité sur l’école décadente

Quand j’aurais nommé M. Raynaud, auteur d’une plaquette : Le Signe, MM. Ephraïm Mikaël dont nous avons remarqué l’Automne, et Rodolphe Darzens, je croirai avoir énuméré les principaux écrivains en vers de la nouvelle génération dont je conseille au lecteur de peser les œuvres avant de porter sur elle un jugement quelconque.
Il m’est nécessaire, pour être complet, d’affixer en queue de cette liste deux noms : ceux de M. René Ghil et de M. Anatole Baju ; ces jeunes gens sont les fauteurs du honteux tapage fait autour du silencieux et modeste travail des poètes contemporains.
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C’est d’une petite imprimerie du boulevard Saint-Germain, où s’éditait alors un journal littéraire d’avant-garde, que sortirent les Déliquescences de Vicaire et de Beauclair, aimable parodie faite pour « embêter » les camarades, et dont on sait le succès inouï et inattendu ; les auteurs en restèrent stupéfaits et se refusèrent à une lucrative réimpression de la plaquette, en face du torrent de sottises inopinément deversé sur de tranquilles écrivains, leurs amis.
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