Résumé

Banse Des réformes électorales et de la loi des élections (1839)

Voyez si depuis cette exclusion un député nommé préfet, a refusé sa préfecture pour conserver son siège dans la chambre. On dirait qu'une fatalité, qui ne s'explique pas, arrête toujours le gouvernement au premier pas qu'il fait pour consolider l'ordre social. Pourquoi n'a-t-il pas senti que, puisqu'il était ridicule de mettre des préfets en position hostile avec les ministres desquels ils dépendent, il était inconvenant d'accorder aux fonctionnaires publics, des positions que leur conscience de citoyen devait mettre souvent en opposition avec les exigeances des préfets.
Source : Gallica

Banse Des réformes électorales et de la loi des élections (1839)

Si le gouvernement était pénétré de cette vérité , que le fonctionnaire est un citoyen qui ne lui doit que le travail exigé par son état, en échange du salaire qu'il en reçoit, et que son devoir comme citoyen est indépendant de ses obligations comme fonctionnaire, il abolirait cette loi monstrueuse qui défend de le poursuivre sans une autorisation préalable.
Source : Gallica

Banse Des réformes électorales et de la loi des élections (1839)

Or, je vous le demande, comment présumer que d'un tel assemblage peut sortir une chambre représentant les véritables intérêts de la France?
Il faut que le pouvoir puisse exercer sur les électeurs la même influence que les autres citoyens. Mais je veux que cette influence soit toute morale, et jamais basée sur la corruption , et qu'il ne puisse
pas obtenir des votes en sa faveur, par la crainte fondée qu'aurait un fonctionnaire, de perdre sa place, s'il ne se soumettait pas au vote que l'autorité lui aura dicté.
Source : Gallica

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