Résumé

Aux électeurs conservateurs du canton de Gendrey… (1882)

Ah, Messieurs, il est facile, trop facile hélâs, d'entraîner au vote d'honnêtes gens par l'énumération toujours agréable pour un contribuable, de réformes utiles, de dégrèvements d'impôts, de promesses de paix inaltérable, que sais-je, par cette menue monnaie électorale qui à cours aujourd'hui, et qui, pour dire vrai, n'est que de la fausse monnaie politique. Depuis la rentrée de la Chambre, depuis quatre mois, on ne s'est pas occupe une seule fois des intérêts pourtant si-importants des électeurs.
Source : Gallica

Aux électeurs conservateurs du canton de Gendrey… (1882)

Parmi les électeurs, il en est de bons vivants, comme il y en a malheureusement trop, qui oublient, qui envoient pendre ailleurs le farceur qui les a bernés. Mais il y a l'électeur sérieux, celui qui comprend et la gravité de son vote et l'étendue de l'injure morale que lui fait l'élu en faisant banqueroute à ses engagements, en ne se conformant pas au programme qu'il a soumis à ses mandants, et celui-là se rappelle tôt ou tard la réception si pleine de désinvolture de celui qui lui doit son élection.
Source : Gallica

Aux électeurs conservateurs du canton de Gendrey… (1882)

Jusqu'ici, Messieurs, j'ai remarqué que nos élus, principalement dans cet arrondissement ont toujours redouté le vote des cultivateurs ; la raison en est toute siînple : voilà plus de cinquante ans qu'ils promettent successivement au paysan d'amoindrir les charges énormes qu'il supporte, et ils n'ont jamais fait quoique ce soit pour la culture, au contraire.
Source : Gallica

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