Charles-Paul-Émile-Nicolas Salmon

Résumé

Charles-Paul-Émile-Nicolas Salmon Mémoire adressé par M. Salmon, avocat à Metz… (1822)

En vous parlant, Messieurs, n'attendez pas de moi que j'emprunte l'humble langage d'un suppliant : lorsqu'un accusé a la conviction de son innocence, lorsqu'il ne demande point grâce , mais justice, il se dégrade s'il s'humilie, comme il fait injure à ses juges, s'il témoigne par des paroles flatteuses qu'il les croit incapables d'entendre le mâle langage de la vérité.
Source : Gallica

Charles-Paul-Émile-Nicolas Salmon Mémoire adressé par M. Salmon, avocat à Metz… (1822)

Tant que je n'ai pas été par un jugement déclaré coupable des faits dont on m'accuse, votre présomption doit être en faveur de mon innocence, et ce n'est seulement qu'après que j'aurais été condamné, si cela arrivait, que vous seriez fondés à adopter contre moi des mesures de rigueur. Pour être contumace, un accusé ne doit pas être nécessairement considéré comme coupable du délit qu'on lui impute
Source : Gallica

Charles-Paul-Émile-Nicolas Salmon Mémoire adressé par M. Salmon, avocat à Metz… (1822)

Ce qui me porte à dire que je pourrais particulièrement me croire très-excusable de vous faire l'aveu dont je viens de vous parler, c'est que, en m'occupant, ainsi que je l'ai fait depuis plusieurs années, avec beaucoup de zèle et comme un bon citoyen, à lutter contre la plupart des mesures des autorités locales qui me paraissaient arbitraires ou contraires au bien général, j'ai dû nécessairement m'attirer leur malveillance et celle du parti qui cherche continuellement à affaiblir les droits de la nation pour augmenter ceux du gouvernement qui, suivant lui, n'est jamais assez fort.
Source : Gallica

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