Résumé

Guillaume Libri Lettre de M. Libri à M. le ministre de la Justice à Paris… (1850)

On se plaint généralement en France, que la loi n'est plus respectée. Ce n'est pas en appliquant avec une rigueur aveugle des peines sévères; c'est en montrant qu'ils savent les premiers obéir aux lois dont ils sont les dépositaires, que les magistrats rendront à ces lois de la force et de l'autorité.
Depuis deux ans je ne cesse d'accuser des magistrats français d'avoir violé, à mon égard, les dispositions les plus formelles du Code d'instruction criminelle. Ces violations, dont j'ai les preuves entre les mains, ont provoqué une censure sévère dans toute l'Europe.
Source : Gallica

Guillaume Libri Lettre de M. Libri à M. le ministre de la Justice à Paris… (1850)

Comme chef de la magistrature française, vous devez vouloir, Monsieur le Ministre, que les arrêts qu'elle rend soient conformes aux règles de la justice. Comme membre du gouvernement français, vous devez désirer que ses arrêts soient respectés à l'étranger. C'est ce qui doit me faire supposer que vous voudrez interposer votre autorité pour rendre enfin régulière une procédure monstrueuse, dont l'histoire gardera le souvenir, comme elle a gardé celui des prétendues malversations imputées à Lavoisier, et qui firent tomber cette illustre tête.
Source : Gallica

Guillaume Libri Lettre de M. Libri à M. le ministre de la Justice à Paris… (1850)

Si cette furia francese, qui a eu de tout temps de si déplorables effets, et qui a porté des magistrats français à rendre des arrêts contre l'inoculation , contre l'êmétique et contre la réforme de la physique d'Aristote, pouvait laisser place à quelque réflexion, l'aspect singulier d'un homme qui, bien qu'officiellement flétri en France, se fait honorer à l'étranger, suffirait pour montrer tout l'odieux, tout le ridicule de cette accusation.
Source : Gallica

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