Résumé

Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1889

On éveilla chez eux le goût du travail, au lieu de les forcer à travailler ; on fit une guerre impitoyable aux mots, on proscrivit les devoirs inutiles ; lisez la femme et l’éducation, l’ouvrage le plus remarquable peut-être qui ait été écrit sur l’éducation de la femme, mais trop peu connu parce qu’il parut à l’époque de nos désastres ; lisez les articles semés à plein cœur dans l’Ami de l’enfance, et vous verrez, puisque je n’ai pas la possibilité d’insister, ce que fut Mme de Barrau éducatrice.
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1889

Rien pour l’enfance, rien pour les enfants du peuple. Et nul plus que Magdeleine ne sut reconnaître et aider à combler cette grande lacune. Avec de très faibles ressources, il venait de fonder cette maison Dezobry Magdeleine, aujourd’hui Delagrave, – presque en même temps qu’était créée aussi, avec des débuts presque aussi modestes, la maison Hachette, l’une et l’autre classées aujourd’hui parmi les premières librairies du monde entier. Je pourrais citer des faits touchants de la reconnaissance de Magdeleine envers ceux qui avaient aidé le nouvel éditeur et qui eurent plus tard besoin de lui.
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Collectif Revue pédagogique, premier semestre 1889

Mme de Barrau n’était pas une utopiste ; elle voulait le beau et le bien parce qu’elle avait l’âme bonne et belle, et elle savait arriver pour les autres au bien et au beau. Dans tous les comités d’éducation dont elle faisait partie, notamment aux Écoles enfantines et à l’École Braille, elle apportait, avec des idées, les moyens pratiques de les réaliser.
À côté de l’éducatrice, et inséparable de celle-ci, il y avait la femme insatiable de faire le bien ; elle l’accomplissait, non pas en dame de charité, mais en femme bienfaisante
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