Cyprien Despourrins

Cyprien Despourrins

Résumé

Portrait de Cyprien Despourrins Cyprien Despourrins Les Poètes du terroir

De richesses, je me passe, d’honneur, de qualité ;
Je ne suis qu’un pasteur, mais il n’y en a aucun
Que je ne surpasse en amitié.
Encore que je sois pauvre, dans mon petit état,
J’aime mieux mon béret tout pelé
Que le plus beau chapeau galonné,
Les richesses du monde ne font que donner du tourment ;
Et le plus beau seigneur, avec son argent,
Ne vaut pas le pasteur qui vit content.
Adieu, cœur de tigresse, bergère sans amour,
Changer, tu peux bien changer de serviteur,
Jamais tu n’en trouveras un tel que moi.
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Portrait de Cyprien Despourrins Cyprien Despourrins Les Poètes du terroir

Empreintes d’un singulier et gracieux mélange de l’inspiration classique et du sentiment champêtre, a-t-on écrit [2] , les chansons de Despourrins ont l’accent des idylles grecques et des églogues virgiliennes. Douces et tendres, parfois graves et tristes, leur mélodie, naïve et bizarre, respire la fraîcheur et la paix des montagnes, le calme des vallées. Elles ont un charme mélancolique qui les distingue de toutes les autres poésies champêtres.
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Portrait de Cyprien Despourrins Cyprien Despourrins Les Poètes du terroir

Le plus ancien et le plus célébre des poctes du Béarn, Cyprien Despourrins, naquit en 1698, à Accous, dans la vallée d’Aspe. Sur les bords de la Berthe, entre Bedous et Accous, au pied d’un rempart de granit appelé la Pène d’Esquit, sur un monticule s’élève encore, dit-on, la maison où le « Théocrite » des Pyrénées passa son enfance.
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