Esther Bouquerel

Résumé

Esther Bouquerel Madame la marquise de Boynes (1889)

Chacun des membres de sa famille avait tout son cœur, et on n'était pas ingrat à son égard. Elle se souvenait de tous les anniversaires, et les cadeaux les plus délicatement choisis, apportaient à chacun la preuve de son affection maternelle. Sa joie était au comble, lorsque chaque année, ses enfants et petits-enfants, réunis au château de Bellavilliers, offraient le spectacle charmant d'une famille chrétienne dont les membres, parfaitement unis, s'ingéniaient à faire plaisir à leurs vertueux parents.
Source : Gallica

Esther Bouquerel Madame la marquise de Boynes (1889)

On s'unit, on pria et Dieu ramena à leurs parents tous les jeunes gens de Mamers sains et saufs. Le caractère aimable et ferme de Mme la Marquise, sa bienveillante politesse, ses délicates prévenances, lui avaient concilié tous les cœurs. Aussi, quand en 1869, il lui fallut quitter sa ville natale, ce fut un cri unanime de regrets et les touchantes manifestations dont elle fut l'objet, firent comprendre le vide qu'elle laissait dans la société de Mamers. Elle souffrit plus que tous les autres de cette séparation.
Source : Gallica

Esther Bouquerel Madame la marquise de Boynes (1889)

L'humilité le cache pendant la vie, il est juste que la reconnaissance le montre après la mort.
Une nombreuse assistance, composée du clergé de la contrée, des plus nobles familles du Perche, et de la population de Bellavilliers toute entière, se pressait le mardi 22 octobre dans l'église de cette paroisse, pour rendre les derniers devoirs à Madame la Marquise de Boynes. La vie de cette grande chrétienne avait été à Dieu, aux œuvres et à sa famille.
Source : Gallica

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