Résumé

Louis de Miramon. Bagnères-de-Luchon… (1872)

« Qu'as-tu donc demandé? » Louis hésita comme s'il eût eu son secret à lui ; mais bientôt, craignant de contrister sa mère : « Oh !
je puis bien vous le dire, s'écria-t-il. La première grâce que j'ai demandée est que, lorsque j'aurai à choisir une carrière, DIEU daigne m'éclairer sur ma vocation, et ne permette pas que je m'égare ; la seconde, c'est de mourir plutôt que de commettre un péché mortel ; la troisième, que DIEU préserve mes parents de la mort subite. »
C'est dans la paroisse de Sainte-Clotilde, à Paris, que Louis fut admis aux catéchismes de la première communion.
Source : Gallica

Louis de Miramon. Bagnères-de-Luchon… (1872)

Mais la grâce divine avait encore plus opéré en lui que la nature. La piété semblait née avec lui. Enfant de quatre à cinq ans, sa plus douce récréation était la prière; le chapelet surtout faisait ses délices. Un jour qu'il le récitait avec sa grand'mère, celle-ci craignit de lasser sa patience, et proposa de s'arrêter après la première dizaine ; Louis n'y voulut pas consentir, disant, avec une gracieuse insistance, que le chapelet était son plus agréable délassement.
Source : Gallica

Louis de Miramon. Bagnères-de-Luchon… (1872)

Au catéchisme, Louis se fit remarquer par son intelligence. Ses résumés, toujours soignés, lui valurent de nombreuses récompenses.
Il en eût mérité de plus grandes pour la piété, s'il appartenait aux hommes de la couronner ici-bas. Les exercices publics lui donnaient souvent occasion de pratiquer la charité. Il avait parfois pour voisins de petits étourdis, tournant la tête au moindre bruit, attentifs à tout, excepté aux explications du catéchisme. Louis se désolait de voir tant de légèreté à la veille d'une si
grande action.
Source : Gallica

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