Fénelon,
Choix de discours de réception à l'Académie françoise…
“ Ainsi, on retranche d’un discours tous les ornemens affectés qui ne servent ni à démêler ce qui est obscur, ni à peindre vivement ce qu’on veut mettre devant les yeux, ni à prouver une vérité par divers tours sensibles, ni à remuer les passions qui sont les seuls ressorts capables d’intéresser et de persuader l’auditeur ; car la passion est l’ame de la parole. Tel a été, Messieurs, depuis environ soixante ans, le progrès des lettres que M. Pélisson auroit dépeint pour la gloire de notre siècle, s’il eût été libre de continuer son Histoire de l’Académie. ”
