Résumé

Georges Audiffrent Saint Paul, Saint Bernard, Auguste Comte… (1908)

Partout, où il y a réunion d'hommes, il faut songer à les diriger. Une direction ne peut résulter que de l'étude même de l'individu et de ses conditions d'existence. Il résulte de cette étude des règles de conduite qu'il faut faire accepter, ce qui ne s'obtient qu'au moyen d'un enseignement, d'un dogme, qui le consacre. Saint Paul a formulé l'enseignement auquel on se conforme depuis dix-huit cents ans. C'est une chute qui réclame des moyens de rémission. Un rédempteur devait surgir que le grand saint place entre l'homme et Dieu.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Saint Paul, Saint Bernard, Auguste Comte… (1908)

Comme nous le voyons, l'utopique conception d'Auguste Comte est directement préparée par saint Bernard lui-même.
L'idée du Dieu des Occidentaux est une conception récente, d'une institution théocratique. Elle nous a été conservée par la race Juive, on peut le dire, à ses risques et périls. Le Fétichisme primitif est, en quelque sorte, la religion naturelle de notre espèce, on y revient naturellement sous l'empire de la passion. Comme nous l'avons dit l'imaginarité cède la place à la réalité dont elle ne méconnaît pas les services rendus, pas plus d'ailleurs que ceux qu'on en attend.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Saint Paul, Saint Bernard, Auguste Comte… (1908)

Il faut passer, répétons-nous, de l'imaginarité à la réalité. Ce serait méconnaître l'esprit qui a présidé à toutes ces substitutions que de s'affranchir du respect que nous leur devons. L'homme qui consacre au nom d'une puissance sans réalité remplit néanmoins une haute fonction qui a sa raison d'être dans la longue succession des siècles passés.
Source : Gallica

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