Résumé

H. Grifeo Le Comte de Chambord et l'aveuglement de la France… (1873)

Je me fais fort quand le moment me paraîtra opportun de faire accepter mon drapeau par mon peuple. Que de promesses dans ses simples paroles! Quel avenir radieux pour la France ! le roi se fait fort de l'affection et de la sympathie de son peuple ! Le Roi se fait fort de conquérir tous les coeurs ! et il compte sur l'élan généreux et chevaleresque de cette grande et noble nation, non pas pour lui imposer, mais pour lui proposer à un moment donné son drapeau, ou une combinaison capable de satisfaire tout le monde.
Source : Gallica

H. Grifeo Le Comte de Chambord et l'aveuglement de la France… (1873)

La France, cette grande et généreuse Nation qui n'a jamais marchandé son sang, ni jamais reculé d'un pas en face de l'ennemi, cette France, qui a toujours commandé à la victoire, est complétement battue à Sedan. Elle n'a plus ni un soldat, ni un fusil, ni un canon. Une poignée d'hommes, qui n'avaient reçu ni de Dieu ni des hommes la mission de sauver la France, s'empare du pouvoir, et n'ayant aucun mandat légitime pour traiter la paix avec l'ennemi, proclame la guerre à outrance.
Source : Gallica

H. Grifeo Le Comte de Chambord et l'aveuglement de la France… (1873)

J'admets qu'on se soit en quis d'avance des sentiments libéraux et patriotiques du Roi; j'admets que des Députés responsables vis-à-vis de la Nation, aient voulu s'assurer de la parole du Roi, avant de lui confier le salut de la France ; mais de là à établir un pacte préventif entre le Roi et la Nation, il y a un abîme.
Du moment où l'on veut imposer un pacte, le droit héréditaire disparaît tout entier, et l'ère des révolutions peut bien recommencer. Non : c'est la force du droit qui peut sauver la France, ce n'est pas le droit de la force.
Source : Gallica

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