Résumé

E.-C. Durandal Blanc ou rouge, par E.-C. Durandal (1874)

Quant à nous, nous l'avouons hautement, autant le drapeau blanc nous est cher, parce qu'il représente un principe, autant le drapeau tricolore a peu nos sympathies, parce qu'il représente la révolution. Les soldats de la France, il est vrai, l'ont noblement porté, et, dans la dernière guerre, on vit les légitimistes, aux premiers rangs, sous cet étendard verser avec intrépidité leur sang pour la défense de la patrie; car, quel que soit le drapeau, il est avant tout un devoir, pour tout honnête homme, de défendre son pays.
Source : Gallica

E.-C. Durandal Blanc ou rouge, par E.-C. Durandal (1874)

Quel que soit le régime inauguré par vous, le libéralisme l'emporte, la république subsiste, le provisoire demeure, et la révolution, votre alliée, ne s'arrêtera sur la pente fatale où vous êtes placés, qu'après vous avoir entraînés, emportant avec vous les lambeaux d'un drapeau si cher à votre coeur ; et la France,
précipitée par votre faute dans les bas-fonds de la révolution, - n'aura pour tout étendard qu'une infâme guenille rouge, teinte de sang !
Source : Gallica

E.-C. Durandal Blanc ou rouge, par E.-C. Durandal (1874)

Tous les moyens termes, tous les compromis, n'y feront rien; la république, c'est la révolution; sans la légitimité, on n'en peut sortir que pour tomber dans la dictature et le césarisme, qui nous conduisent fatalement à la révolution.
Sans doute le drapeau tricolore est très cher à ses partisans? — Oh ! pas le moins du monde; du reste, ils l'ont déjà transformé si souvent ! Le drapeau pour eux n'est qu'une question secondaire : « Qu'importe la couleur ? disent-ils pour nous convaincre. Après tout, ce drapeau est maintenant le drapeau de la France! »
Source : Gallica

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