Résumé

Henry Sidi-Brahim, 23, 24 et 25 septembre 1845… (1894)

Elle vivra, Messieurs, car le principe de la vie, c'est l'âme ; et l'âme de la France, c'est l'Armée. Or, notre Armée porte en elle le secret d'une vie généreuse et communicative, non seulement à cause des vertus viriles qu'on y pratique ou du patriotisme qui y règne et engendre la discipline, l'unité d'action, le besoin de sacrifice, mais parce qu'elle est foncièrement chrétienne.
Source : Gallica

Henry Sidi-Brahim, 23, 24 et 25 septembre 1845… (1894)

Aussi, je ne crains pas d'affirmer que, quand là-bas, à Sidi-Brahim, vos frères mouraient, mes amis, chaque battement de leur cœur, chaque résolution de leur volonté, chaque adieu à la patrie et à la famille, chaque goutte de sang les rapprochait du sentiment des martyrs, et qu'au moment suprême où en quelques secondes la pensée se porte sur tant d'objets et va droit à la lumière, ils ont cru. ils ont espéré en la résurrection des morts, et mourants se sont sentis, si leur conscience était pure, irrévocablement marqués pour le Ciel.
Source : Gallica

Henry Sidi-Brahim, 23, 24 et 25 septembre 1845… (1894)

Le soldat insouciant de la psychologie, peut ignorer que l'âme, principe simple, incapable de décomposition, échappe par sa nature à la mort, ne pas savoir que le consentement unanime des peuples, la sagesse, la justice, la bonté de Dieu, réclament notre survivance dans un monde meilleur.
Non, dans son bon sens il va droit au but, et s'arrêtant par la pensée au tombeau de J.-C. que dans son enfance il a connu et aimé, il croit au Dieu de la vérité qui a enseigné et fait la résurrection.
Source : Gallica

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