Résumé

Icilius Lettres d'Icilius sur l'état actuel des choses… (1828-1847)

Si l'Europe entière était soumise à des rois absolus, cette vaste monarchie serait pour l'Angleterre une menace ; si d'un autre côté le cabinet de Paris venait à saisir la direction des forces constitutionnelles, il en pourrait former un nouveau système continental plus terrible que le premier. L'Angleterre ne craint pas comme nous l'attaque séparée de la Russie ou de l'Autriche; l'union des états européens a seule le pouvoir de compromettre sa puissance.
Source : Gallica

Icilius Lettres d'Icilius sur l'état actuel des choses… (1828-1847)

A ses possessions déjà immenses en Europe et en Asie, la Russie ajoutera la Valachie, la Moldavie et le reste. L'Autriche , à ses nouvelles acquisitions en Allemagne , à son usurpation sur la Bavière , à sa Pologne et à son Italie, joindra le complément de son Illyrie ; et la France, à qui l'équilibre prétendu a ôté ce qu'il a donné aux puissances rivales , la France, affaiblie et démantelée, demandera peut-être l'Egypte, mais l'Egypte sera donnée à l'Angleterre qui déjà l'aura prise.
Ce n'est point à des hommes vulgaires que la patrie devra son triomphe diplomatique.
Source : Gallica

Icilius Lettres d'Icilius sur l'état actuel des choses… (1828-1847)

Les positions qui font les hommes, font aussi les cabinets ; l'intrigue est moins habile à surprendre les secrets diplomatiques que l'examen des faits. La Bavière ne peut avoir oublié les refus que l'Autriche oppose à ses justes réclamations. Les grands-duchés de Hesse et de Bade, le Wurtemberg et Weimar, n'ont pu voir dans les dernières stipulations des congrès que le partage du lion. La Prusse elle-même a fait entendre ses plaintes, et la Suède n'a point encore pardonné à la Russie l'invasion de la Finlande
Source : Gallica

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