Résumé

Jacques Auscher A la mémoire de Aron Veil-Picard… (1868)

Je ne crois pas, au moins, qu'on ait vu jusqu'à présent un partisan d'un des cultes non israélites tenant, dans la répartition de ses dons, dans le développement de ses devoirs sociaux, la balance si absolument égale entre tous ses concitoyens, sans songer à favoriser les siens plus que les autres. Aussi vous répéterai-je ici encore, sans hésitation, que le judaïsme perd en feu Aron Veil-Picard un de ses plus nobles représentants, un de ses plus illustres enfants, un homme qui rendait par sa vie et ses œuvres un éclatant témoignage à la beauté et à la haute valeur de notre croyance religieuse.
Source : Gallica

Jacques Auscher A la mémoire de Aron Veil-Picard… (1868)

Il me semble que les rues, que les pierres mêmes de notre ville, vont pleurer la perte de cet homme : sa présence les animait, son absence va leur imprimer comme un cachet de solitude. Sûrement, nous ne pourrons plus passer devant cette maison sans chercher des yeux, involontairement et par une ancienne habitude, ce vieillard à cheveux blancs, à la tête belle et intelligente, à la prestance si noble, au sourire si bienveillant, à l'accueil si simple, si affable et si cordial.
Source : Gallica

Jacques Auscher A la mémoire de Aron Veil-Picard… (1868)

« Tout ce que l'Eternel fait est bien et sagement ordonné. »
Notre communauté perd en feu Aron Veil-Picard un de ses patriarches, un de ses fondateurs : il était parmi les premiers israélites qui sont venus s'établir à Besançon; il a contribué à élever toutes les institutions qui alimentent et entretiennent dans notre sein le sentiment religieux; notre synagogue actuelle, c'est lui qui a contribué à l'édifier ; notre temple qui s'élève, c'est encore à sa générosité que nous devons le plus beau des dons qui nous en ont facilité la construction.
Source : Gallica

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