Résumé

Portrait de Jean-François de La Harpe Jean-François de La Harpe Abrégé de l’histoire générale des voyages…

La supériorité du camphre de Bornéo est si bien reconnue, dit Raynal [1] , que les Japonais donnent cinq ou six quintaux du leur pour une livre de celui de Bornéo, et que les Chinois, qui le regardent comme le premier des remèdes, l’achètent jusqu’à huit cents francs la livre. Les Gentous se servent, dans tout l’Orient, de camphre commun pour des feux d’artifice, et les mahométans le mettent dans la bouche de leurs morts lorsqu’ils les enterrent.
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Si l’île est grande, elle n’est pas moins riche ; mais on en connaît peu l’intérieur. Elle est partagée entre plusieurs rois, qu’on désigne par les noms des principales villes, Bandjar-Massing, Souccadana, Landak, Sambas, Hermata, Iathou et Bornéo. Celui de Bandjar-Massing passe pour le plus puissant de tous, et c’est aussi celui qu’on connaît le mieux.
Le climat de la partie septentrionale de Bornéo ressemble beaucoup à celui de Ceylan ; la vaste étendue des forêts y rafraîchit l’air, de sorte que l’on n’y est pas exposé aux vents brûlans de terre comme sur la côte de Coromandel.
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On suppose que l’intérieur du pays est rempli de hautes montagnes et de grandes forêts. Le voisinage des côtes, sur une largeur de cinq à dix lieues, est presque entièrement occupé par des marécages et des broussailles impénétrables. On n’y peut avancer qu’en navigant sur les fleuves que l’on remonte en bateau jusqu’à vingt lieues de la mer
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