Résumé

Portrait de Jules Lachelier Jules Lachelier Étude sur la théorie du syllogisme

Baralipton, Celantes et Dabitis sont des modes de la première figure, à conclusion renversée ; Fapesmo et Frisesomorum sont des modes renversés ou rétrogrades de la première figure.
Il est d’ailleurs facile de prouver que le syllogisme a trois figures essentiellement distinctes et ne peut en avoir que trois. Toute démonstration logique a pour but d’établir qu’un attribut existe, ou n’existe pas, dans un sujet, ou plutôt, comme ce sujet ne peut être conçu lui-même que sous un attribut, qu’un attribut coexiste, ou ne coexiste pas, avec un autre, dans un sujet réel.
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La plupart des logiciens ont fait de l’induction un syllogisme de la première figure, dont la mineure serait, dans notre exemple : or tout aimant est le corps A. Mais le corps A, qui est un sujet réel, ne peut pas jouer, dans une proposition, le rôle d’attribut ; d’ailleurs la majeure « Le corps A attire le fer » n’est pas l’expression d’une loi, mais celle d’un fait : nous sommes en possession, non d’une loi que nous puissions appliquer à un fait, mais d’un fait dont nous cherchons à dégager une loi.
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On ramène, dit-on, la seconde figure à la première, par la conversion de la majeure : mais on n’applique cette règle qu’aux modes Cesare et Festino, dans lesquels la majeure est une universelle négative, de sorte que cette prétendue conversion est, en réalité, une contraposition. On se sert donc de la contraposition, c’est-à-dire d’un syllogisme de la seconde figure, pour démontrer un syllogisme de la seconde figure : et l’on commet un cercle, assez innocent du reste, puisque l’on ne prouve par soi-même que ce qui n’a pas besoin de preuve.
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