Résumé

Jean Nicod Revue de métaphysique et de morale

Tout est là, car s’il est multiple ce qui est affirmé ou nié devient une relation. Quant à la copule, elle reste ce qu’elle était, selon l’opinion de tous les logiciens modernes : l’affirmation de la proposition entière, le « il est vrai que... » qui transforme une infinitive en jugement. Ni l’attribut ni la relation n’ont besoin d’une copule différente d’eux-mêmes qui les rapporte à leurs sujets ; c’est là une erreur matérialiste. Ce sont des fonctions, c’est leur nature même de se rapporter à leurs arguments. La raison générale de M. Goblot semble donc insuffisamment persuasive.
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Il n’y a rien au monde de plus hétérogène que des propositions et des objets. Ces deux éléments que M. Goblot mélange me paraissent se séparer d’eux-mêmes, comme l’eau et l’huile. Ai-je été, ayant appris à séparer l’imagination de la logique, incapable de voir où elles se tiennent ? Enfin, voici ma difficulté.
Dans la géométrie élémentaire, dit M. Goblot, la construction de la figure est l’essentiel du raisonnement. Pas à la lettre : la « constatation » du théorème sur la figure une fois construite et démontrée possible peut être fort longue et reposer sur des théorèmes nombreux.
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Le problème logique, dit M. Goblot, est un des problèmes de la psychologie. La psychologie s’occupe des causes des pensées, la logique ne connaît que leurs raisons. Mais les raisons d’un jugement sont certaines de ses causes possibles. « Si nous retranchons des causes déterminantes d’un jugement toutes celles qui ne sont pas intellectuelles, celles qui restent ne diffèrent plus de ce qu’on nomme une raison. Dire qu’un jugement est complètement et entièrement déterminé par d’autres jugements, c’est dire qu’il en est la conséquence » (p. 22) .
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