Résumé

Jules Viard Henri le Moine de Bâle à la bataille de Crécy

Nous avons démontré que Basèle, Baselle est la forme germanique de Bâle. Bascle et Bastle sont de simples erreurs de transcription du mot Basele. Tous les érudits qui ont quelque peu la pratique des manuscrits de la fin du xive et du xve siècle savent avec quelle facilité on peut confondre les e, les c et les t. Aussi, tout en regrettant de voir la France perdre ce héros que Froissart mit si bien en relief, nous sommes heureux de constater encore que le sang suisse et le sang français furent maintes fois glorieusement mêlés sur les champs de bataille.
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Jules Viard Henri le Moine de Bâle à la bataille de Crécy

Le témoignage de Froissart est donc formel ; ce n’est pas d’Alard de Bazeilles qu’il tint le récit de la bataille de Crécy, et le chevalier appelé Le Monne de Basèle y fut tué. De plus, si nous lisons bien le texte de Froissart, nous ne voyons nulle part qu’il soit originaire du duché de Luxembourg ; nous dirons plus : qu’il le désigne toujours en dehors des chevaliers de ce pays comme pour montrer sa nationalité différente.
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Jules Viard Henri le Moine de Bâle à la bataille de Crécy

M. le comte de Pange, qui se livre d’une manière toute particulière à l’étude de la Lorraine et des familles de ce pays, eut la complaisance de nous signaler plusieurs documents et divers travaux, prouvant, croyons-nous, d’une manière décisive que le chevalier appelé par Jean le Bel « Le Moyne de Basle » et par Froissart « Le Monne de Basle ou de Basèle [12] » appartient bien à la célèbre famille des Münch ou Moine de la ville de Bâle en Suisse [13] .
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