Résumé

Julien Francoeur Colloque entre Jean Toupet et Louis Retord… (1893)

Jean Toupet.— Sans doute, mais vous avez pour vous guider les professions de foi des candidats.
Louis Retord. — Les professions de foi sont presque toutes les mêmes, toutes vous promettent monts et merveilles; tout cela c'est du vent; j'aurais mieux aimé de la pluie par ce temps de sécheresse, je suis même étonné qu'aucun candidat n'ait pas fait cette promesse aux électeurs de la campagne, particulièrement, c'est évidemment qu'il n'y aura pas songé, mais soyez convaincu que nous ne perdons rien pour attendre.
Source : Gallica

Julien Francoeur Colloque entre Jean Toupet et Louis Retord… (1893)

J'aimerais mieux un candidat qui ne promettrait rien et qui, une fois élu, accorderait beaucoup,
Jean Toupet. — Quand on promet, on tient généralement.
Louis Retord. — J'ai de l'expérience à ce sujet; voilà déjà bien longtemps qu'on promet de diminuer nos impôts, tandis qu'on les augmente constamment.
Jean Toupet. — Il faut bien faire face aux nécessités.
Louis Retord. — Je conviens bien qu'il n'y a pas de gouvernement possible sans impôts, mais c'est vraiment abuser d'un peuple que de le pressurer de cette façon, quand il est surtout très- pauvre.
Source : Gallica

Julien Francoeur Colloque entre Jean Toupet et Louis Retord… (1893)

Eli bien ! voisin, nous voilà encore débarrassé de nos élections, Dieu merci !
Louis Retord. — Pour moi, la veille ou le lendemain, ça m'est égal ; du reste, je ne me dérange plus pour aller voter, j'aime autant soigner mes boeufs.
Jean Toupet. - Vous avez tort ! à mon avis, voisin.
Louis Retord. — Tort ou pas tort, c'est une habitude dont je ne me départirai pas facilement.
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Jean Toupet. — Dame ! pourquoi ne suivez-vous pas l'exemple de beaucoup d'autres qui votent et par conséquent font acte de citoyens ? Si personne ne votait, comment faire pour connaître les aspirations du pays ?
Source : Gallica

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