Résumé

L'Agriculture et les Elections par Charles Gossin… (1885)

Loin de se laisser abattre par le découragement et par le désespoir, l'agriculture relève la tête aujourd'hui. Car ce remède, qui doit lui rendre là santé, la vie; la prospérité, elle l'a trouvé, elle le tient.
Jusqu'ici, le cultivateur, tout entier au labeur des champs, est resté étranger aux affaires de la politique. Ce qu'il cherche, avant tout, c'est la tranquillité; ce qu'il demande, c'est la possibilité de vivre, d'améliorer son petit domaine, et de gagner de quoi payer
Source : Gallica

L'Agriculture et les Elections par Charles Gossin… (1885)

Le député agréable au Gouvernement est son homme. Il est si gentil, notre député ! si aimable ! toujours le sourire aux lèvres, la bouche en coeur, la poignée de main facile, et avec cela beau parleur! Et puis il donne ou, plutôt il fait donner par l'Etat des drapeaux aux pompiers et des livres à la bibliothèque.
Quand le mandat de notre député est expiré, c'est sans hésitation qu'on le lui renouvelle. Autant lui qu'un autre ! N'est-ce- pas ainsi que cela se passe au village? Pas de politique, mais, en revanche, du travail, beaucoup de travail.
Source : Gallica

L'Agriculture et les Elections par Charles Gossin… (1885)

Il arrive que la culture du blé deviendra impossible en France; que le cultivateur français est à la veille d'être contraint d'y renoncer, comme il a déjà renoncé aux cultures du lin, du colza, de la betterave en beaucoup; d'endroits et presque partout à l'élevage du mouton. Il arrive que la terre perd tous les jours de sa valeur ; que la bourse se vide. Il arrivé, en un mot, que la misère et la ruine sont partout.
Et alors, le laboureur se prend à réfléchir et il dit :
— Si je ne gagne rien, si je me ruine, ce n'est pourtant pas faute de travailler.
Source : Gallica

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