Résumé

Pétition de Ligue des cultivateurs lorrains… (1885)

Vous ne voulez pas qu'un boeuf allemand entrant en France paye 30 fr. à la douane ! Vous avez cent fois raison.
Vous ne voudrez pas qu'un boeuf français entrant à Paris continue à payer 53 fr. à l'octroi.
Et vous aurez mille fois raison.
Vous êtes trop éclairés comme représentants de la grande ville, cerveau de la France, pour ne pas comprendre qu'un boeuf français est aussi intéressant qu'un boeuf étranger, fût-il allemand ! Que la cherté au sein de la capitale ne vaut pas mieux que dans le reste du pays.
Source : Gallica

Pétition de Ligue des cultivateurs lorrains… (1885)

Et voilà les ligueurs de la liberté commerciale, ces aimables farceurs qui ne sont pas atteints dans leurs produits par la concurrence étrangère comme l'ouvrier des champs, qui jettent des cris de paon ; quand on parle d'égaliser les charges, c'est l'abomination de la désolation. Pour modérer leurs cris, vous leur apprendrez qu'à mesure que' les produits étrangers prennent la place des nôtres, il se produit une diminution correspondante dans le rendement des impôts.
Source : Gallica

Pétition de Ligue des cultivateurs lorrains… (1885)

Vous obtiendrez facilement gain de cause; déjà nos législateurs commencent à s'apercevoir du danger qu'il y a de vouloir forcer le bon marché par la concurrence universelle, alors qu'ils font la cherté par des impôts excessifs qui pèsent seulement sur les produits français. Mais comme il leur est impossible de les dégrever, pour cause de déficit majeur, et qu'ils sont obligés de faire l'égalité, sous peine de voir le pays ruiné se lever, et voter contre eux, comme un seul homme-, aux élections prochaines
Source : Gallica

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