Résumé

Portrait de Kalidasa Kalidasa Œuvres complètes de Kâlidâsa

V. Quelque soient les hommes, qui par hasard voient sur un lotus quelque part un seul hoche-queue, ils s’imaginent tous, au plus haut point d’illusion, être à l’instant même un potentat fameux sur la terre : y a-t-il donc à s’étonner, enfant naïve, si, à la vue du couple des hoche-queues de tes yeux sur le nélumbo de ton visage, tous les amants sont fascinés par la magie des flèches de l’Amour !
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Portrait de Kalidasa Kalidasa Œuvres complètes de Kâlidâsa

I. Le Créateur a fait un lac délicieux pour l’usage des hommes, qui, brûlés par le feu des flèches de l’Amour, ont besoin de s’y plonger : il a pour son couple de cygnes les seins jumeaux, pour ses wallisnéries les cheveux ornés de perles et de fleurs, au lieu de cyprins sophores les yeux humides [2] , pour ondes les piquantes agaceries, pour lotus le visage, au lieu de branches, qui s’élèvent
hors des eaux, les bras d’une amante !
II. La nuit douce est arrivée, si ton époux n’est pas revenu encore. Que je meure au point du jour, si je demande que le soleil renaisse !
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Comment donc, ma belle enfant, se fait-il qu’on voie naître une couple de lotus bleus dans ce lotus blanc de ton visage ?
XXI. Femme aux grands yeux de lotus, pourquoi te livres-tu inconsidérément au chagrin, en voyant tombé maintenant ce couple de tes seins ? Dépourvu de jugement, l’insensé, il causait les tortures de tes amants ! Qui s’élève trop haut, dit-on, est sûr de tomber : qu’y a-t-il de surprenant ici
dans sa chûte ?
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