Résumé

L'Econome de l'abbaye, épisode (1896)

Le bruit sourd de l'onde entr'ouverte sous le choc s'éteint sans trouver d'écho ; sur le pont, aux abords, personne ne parle, personne ne vient; en haut, rien ne bouge, et, en bas, les rides de l'eau se perdent dans les remous du courant.
Un peu troublé de l'issue tragique de sa rencontre inattendue, le prêtre éponge le sang qui coule de son front ; murmurant le Miserere, il marche vite, plus vite qu'à l'enterrement, il courrait, s'il ne craignait de sembler fuir. Il évite le portail de l'Abbaye : un économe n'a-t-il pas la clef du jardin?
Source : Gallica

L'Econome de l'abbaye, épisode (1896)

Il faut passer, cependant, car, en arrière, c'est la ville dont chaque maison héberge un ou plusieurs ennemis, prêts à s'ameuter au hurlement d'un des leurs ; c'est le poste de landwehr que, d'un moment à l'autre, peut mettre en éveil le sauvage crescendo de l'ivrogne. Un bond, et l'économe passera : après, de ses grandes enjambées, il aura vite mis du terrain entre lui et le furieux escrimeur.
Source : Gallica

L'Econome de l'abbaye, épisode (1896)

Il est dur de subir chez soi le cantonnement de vingt
ou trente soldats de passage : y garder à demeure, pendant des semaines ou des mois, deux ou trois garnisaires, souffrir tous les jours leur brutal sans-gêne, avoir à satisfaire leurs caprices et leurs exigences, c'est plus odieux encore. L'un est à l'autre ce qu'une maladie chronique est à une souffrance aiguë.
Source : Gallica

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