Résumé

L'Innocence de Mme Lafarge démontrée (1840)

Pauvre femme! vous l'accusez de ne pas aimer son mari, qu'elle ne connaissait pas ; puis vous lui faites un crime d'avoir l'air de l'aimer trop quand elle le connaît mieux. Si elle manifeste de la tristesse à l'occasion de la maladie de M. Lafarge, c'est de l'hypocrisie; si elle parait plus tranquille, elle se réjouit de sa mort prochaine. Si elle présente un breuvage au malade, c'est pour l'empoisonner; si elle boit elle-même une partie de cette préparation, c'est pour qu'on ne retrouve pas les traces du poison...
Source : Gallica

L'Innocence de Mme Lafarge démontrée (1840)

Marie Capelle n'avait reçu le poison que pour le remettre à son domestique, avec ordre d'en faire de la mort aux rats; ce poison a donc passé dans plusieurs mains. S'est-on bien assuré que l'introduction de l'arsenic dans les médicaments destinés à M. Lafarge n'a été causée par une déplorable erreur ?...
Non! on n'a rien fait de tout cela ; on s'est borné à dire à une faible femme : Vous avez acheté de l'arsenic; votre mari est mort empoisonné; nous vous accusons de ce crime, prouveznous qu'il n'en est rien.
Source : Gallica

L'Innocence de Mme Lafarge démontrée (1840)

Écoutez! car l'échafaud se dresse !.... car le sang innocent va peut-être couler, et ce sang est celui d'une femme jeune et pure dont le coeur ne fut jamais accessible qu'aux plus nobles sentiments, et qui, quoi qu'il arrive du jugement des hommes, rendra au Créateur, quand son heure sera venue, une âme exempte de souillure!
Source : Gallica

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