Résumé

La Salle des Tuileries, 1905-1910

Et puis avec ses logos, sa hiérarchie de places, le Trocadéro n'est qu'un théâtre de plus où l'on gèle, sans entendre. Néanmoins il ne se passe pas de dimanche qu'on ne l'afferme, faute de mieux, pour des concerts, des réunions. Ce qu'il faut désormais, c'est une salle spacieuse, où les sonorités puissantes de la neuvième symphonie éclatent librement, où la voix d'un grand orateur socialiste, d'un savant illustre, ayant à faire part au peuple d'une idée de progrès, d'une découverte féconde, soit ouïe d'un innombrable auditoire.
Source : Gallica

La Salle des Tuileries, 1905-1910

MM. Feine et Herscher veulent donner à Paris la grande salle qui lui manque. Ils la conçoivent ne troublant pas l'admirable perspective des Tuileries. Ils estiment avec raison que, si nul élément nouveau ne s'était agrégé au passé, nous en serions encore au Louvre de Charles V, et ils s'autorisent des innovations qui se sont succédé de François Ier à Napoléon III, de Pierre Lescot à Lefuel.
L'entreprise est hardie, mais généreuse et belle. Il faut combattre l'individualisme féroce qui nous divise, et l'art rendu à sa fonction antique fournit l'arme la meilleure pour le vaincre.
Source : Gallica

La Salle des Tuileries, 1905-1910

Ce projet ingénieux de Salle des Tuileries nous semble donc venir à son heure. Il correspond à une nécessité qui ne peut échapper à ceux qu'intéressent les grandes manifestations de l'art musical, le développement et la culture du goût musical en France. C'est à eux qu'il appartient de se grouper pour obtenir des pouvoirs publics l'appui nécessaire à la réalisation de cette grande salle, qui, par la simplicité de son architecture et son respect du cadre environnant, nous semble réunir toutes les conditions pour joindre le Beau à l'Utile.
Source : Gallica

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