Résumé

Latour Le Fils de Giboyer lu devant un comité légitimiste… (1863)

Rome ! la seule ville où l'on soit libre.... d'empêcher la liberté, la seule ville où le peuple tout entier se laisse sonder la conscience et gouverner toutes ses pensées! Et cependant il se trouve des gens pour parier contre ce paradis. Ah ! il faut qu'ils aient bien peu de coeur et beaucoup de méchanceté ceux qui nous menacent jusques dans ce refuge , dans cette arche libératrice qui ne peut être submergée par le déluge de la démocratie.
Source : Gallica

Latour Le Fils de Giboyer lu devant un comité légitimiste… (1863)

MARÉCHAL. — Vous vous trompez, ce sont nos idées
7 légitimistes que vous sifflez; votre indignation est si grande qu'elle ne vous permet point toujours de comprendre.
Tous.— Ah ! nous nous trompions, et c'est en effet l'indignation qui en est cause.
■UN MARQUIS. — La littérature n'a jamais été mon fort; à la beauté écrite, je préfère la beauté vivante, au tapage des mots, le tapage du canon ; non que je l'aie jamais entendu de près, mais il me semble que j'aurais fait un fameux capitaine si je l'avais voulu, il me semble que mes aïeux ont laissé dans mon sang leur amour pour la bataille
Source : Gallica

Latour Le Fils de Giboyer lu devant un comité légitimiste… (1863)

Aujourd'hui je vous apporte les dispenses de Rome afin d'entendre sans péché mortel cette comédie et pour la faire échouer.
( Applaudissements : on met une couronne sur ta tôle. )
Tous en choeur, — Le jésuite sera toujours notre roi ; à l'abri de sa robe noire nous pouvons réussir , surtout avec ce principe de l'ordre : «La fin justifie les moyens
( Maréchal commence la lecture ; aussitôt grand tumulte. )
Tous. — C'est affreux ! c'est abominable ! sans esprit, cela va sans dire, car qui nous attaque ne peut être que faible.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature