Résumé

Les deux électeurs royalistes (1830)

DEUX ELECTEURS
ROYALISTES.
LE COMTE DUGASTEL encore endormi. Qui vient me réveiller si matin?
FRANCOEUR.
C'est votre ami, c'est moi qui ai déjà fait cinq grandes lieues pour venir jusqu'ici. Allons, alsons, disposez-vous, mon cher comte; je vous emmène.
LE COMTE un peu moins endormi.
Où donc aller ?
FRANCOEUR.
La belle demande! au collége électoral. Songez, monsieur le comte, songez qu'où nous en sommes, un vote de plus peut être d'un grand poids dans la balance de nos destinées. Nous n'avons pas un moment à perdre. Venez, hâtonsnous.
LE COMTE se réveillant tout à fait.
Source : Gallica

Les deux électeurs royalistes (1830)

L'intérêt, si souvent affublé du bandeau de l'esprit de parti, peut-il voir toujours juste? Malade imaginaire, les alimens qu'il convoite sont précisément ceux qui lui sont le plus contraires, et quand il en est ainsi, comment pouvez-vous répondre de l'utile influence de la circulaire sur l'esprit des gens à qui elle est adressée ? Chez un certain nombre d'entre eux, d'une part je me plais à le reconnaître, et de l'autre je le dis sans m'en glorifier, chez un certain nombre, zèle comme chez moi
Source : Gallica

Les deux électeurs royalistes (1830)

Sonnez, sonnez votre valet de chambre.
LE COMTE.
Un hostile bulletin est une arme coupable ; mais ne voter ni pour ni contre, cela se conçoit et s'excuse. Dans les circonstances critiques un vote peut compromettre.
Source : Gallica

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