Résumé

Les pensionnés de la République… (1883)

Une victime est un individu assez mal famé, un paresseux que la République nourrit en prenant dans la poche des contribuables, et cela sous prétexte que le susdit individu a été opprimé par l'empire.
Je ne suis pas suspect de parti-pris, je ne suis point impérialiste, par conséquent je ne viens ni louer ni blâme r le Deux-Décembre, mais me plaçant au simple point de vue de l'honnêteté, et du bon sens, j'affirme :
Que la pitié que l'on veut faire naître autour des victimards est une immense blague.
Source : Gallica

Les pensionnés de la République… (1883)

Républicains honnêtes, voyons, la main sur la conscience, est-ce que je n'ai pas raison ? Est-ce qu'il ne saute pas aux yeux de tout le monde, qu'autour de nous il n'y a plus que des ruines: Plus de respect pour la Religion, plus de respect pour la famille,
plus de caractères, plus de moralité
et, à côté de cela, les affaires qui languissent, le commerce qui se ralentit, l'agriculture écrasée, l'argent qui manque c'est-à-dire, en un mot, la fortune morale et matérielle de la Patrie livrée à des incapables, à des prodigues et à des exploiteurs.
Source : Gallica

Les pensionnés de la République… (1883)

Tous les ans, tant que durera la République, nous nous lèverons, le
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matin des étrennes, avec cette perspective charmante : que, dans l'année, on nous fera tirer de nos poches, par le moyen des impôts, 6,440,000 fr. pour l'entretien de gens que nous ne voudrions pas même pour domestiques.
Qu'on n'objecte pas que les victimards sont vieux, et qu'il en passera beaucoup de vie à trépas ! La loi a tout prévu:
La rente, la pension est reversible sur les enfants, c'est-à-dire qu'à la mort du victimard, c'est sa jolie progéniture qui hérite.
Source : Gallica

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