Résumé

Les trois jours de juillet, ou les singes en révolution contre leur maître… (1832)

Guerriers, quel fut votre étonnement en arrivant au lieu de l'insurrection! vous y trouvâtes des milliers de singes. D'après les ordres , vous armâtes vos mains du glaive de la destruction ; vous vous élançâtes sur vos ennemis comme au temps de vos conquêtes. D'abord tout fuyait devant vos coups ; mais jusqu'à ce jour vous aviez ignoré que le singe, comme tout autre animal, est presque sûr de vaincre quand il est décidé à mourir. Tout alors leur en faisait un devoir : vainqueurs, ils se promettaient un avenir plus doux, un maître plus traitable
Source : Gallica

Les trois jours de juillet, ou les singes en révolution contre leur maître… (1832)

Toujours marchant, l'horloge sonne; je m'arrête , je compte une heure, rien de plus que la répétition du terrible battant qui me répète que tout passe comme le son qui meurt à mou oreille. Au détour d'une rue j'entends les pas mesurés d'une troupe; je m'avance, et je distingue
les derniers amis de Tristan qui quittent la ville marchant au pas de retraite. Non, les singes n'ont plus d'ennemis dans la cité, ou s'il y en a, ils sont blottis dans le fin fond de leur caveaux....
Chut, silence: j'entends encore les pavés sortir de leurs rangs, et abandonner leurs demeures carrées. Je m'approche.
Source : Gallica

Les trois jours de juillet, ou les singes en révolution contre leur maître… (1832)

Le plus beau soleil dardait des rayons de feu, et jetait une chaleur aussi forte que dans le climat ou étaient nés la plus grande partie des singes. Le sort fatal voulut que ce fût précisément dans ce jour plein de lumière que Tristan donna l'ordre de faire tapisser tous les murs de la cité des fatales ordonnances, afin que fous les singes présents et futurs, clairvoyants ou aveuglés, connussent et se conformassent aux volontés dernières du maître absolu.
Source : Gallica

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