Résumé

Lettre à Monseigneur le comte de Chambord… (1880)

MONSEIGNEUR,
La situation de notre pauvre France, si agitée, si malheureuse depuis longtemps, est en ce moment d'une gravité exceptionnelle. Il est du devoir de tous les bons Français, dans un pareil moment, de faire, de dire, tout ce qu'ils peuvent pour empêcher notre pays d'aller aux abîmes ; chacun doit travailler pour le salut de tous, et consacrer à cela toutes les forces, grandes ou minimes, dont il est doué ou dont il peut disposer.
Source : Gallica

Lettre à Monseigneur le comte de Chambord… (1880)

Je suis de ces hommes, type bien français, qui rient volontiers des sottises qu'ils voient faire à ceux qui gouvernent, sauf à en souffrir après ; de ces hommes qui, devant cette plaie qu'on appelle le suffrage universel, et qui rend impossible tout gouvernement, et surtout un gouvernement républicain, s'abstiennent facilement de voter, sachant d'avance que leur vote sera noyé dans ceux de la foule des inintelligents abusés.
Source : Gallica

Lettre à Monseigneur le comte de Chambord… (1880)

Marcher vers un fait à accomplir n'est pas du ressort des masses, en France du moins ; accepter un fait accompli est plus simple.
Nous allons donc tout droit à une catastrophe, car je ne puis appeler d'un autre nom une révolution militaire qui, à l'imitation du 18 brumaire et du 2 décembre, nous ramènera le régime du sabre.
Il n'y a plus d'impérialistes, direz-vous, ou, s'il y a des impérialistes, ils n'ont plus de chef. Les Bonaparte sont morts, vive Galiffet ! Je cite M. de Galiffet comme je citerais tout autre soldat ambitieux et sans conviction ; ce sera lui ou ce sera un autre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature