Résumé

Portrait de Léon Guillemin Léon Guillemin Monsieur Alexandre Dumas sur la sellette (1845)

Et la Muse, à ces mots, a frappé dans ses mains.
A ce signal donné deux robustes lutins, Pliant sous le fardeau des œuvres du poète , Apportent près du lit la cargaison complète : Romans, drames, ici la prose et là les vers ; D'imagination c'est tout un univers, Un vrai salmigondis, macédoine de plume, Prouvant que de l'auteur le front est une enclume D'où peut jaillir un livre à tout coup de marteau
Source : Gallica

Portrait de Léon Guillemin Léon Guillemin Monsieur Alexandre Dumas sur la sellette (1845)

Une femme venait d'entrer chez le héros ; Sa main impatiente écartant les rideaux : — « 0 Dumas, ô mon fils , lui dit-elle à l'oreille, » Tu dors, et cependant la médisance veille !
» Oh ! c'est trop sommeiller ; quoi, ne menlends-tu pas?
» Il est un précipice entr ouvert sous tes pas -,
» Peut-on impunément avoir trop de génie?
» Impossible, mon fils : tôt ou tard on l'expie.
» Hier, couvert de gloire et maintenant honni !
» On te prépare, hélas ! ta Saint-Barthélémy ; » Sur ton esprit fécond à boulet rouge on tire : » C'est ta Muse qui vient d'un tel danger t'instruire.
Source : Gallica

Portrait de Léon Guillemin Léon Guillemin Monsieur Alexandre Dumas sur la sellette (1845)

Mon regard, à travers ces ténèbres visibles, «/Découvre avec effroi des mvstères terribles : Je, vois votre leur, nobles adolescente; i '.-, 7'
» La pensée a jailli de vos cerveaux brûlants, » Vous l'avez réchauffée au foyer de vos âmes ; » Et cet amour divin, la plus pure des flammes, » On voudrait la forcer à se prostituer !
» Vous donnâtes la vie; on cherche à la tuer ! ! !
» Les uns vers l'Odéon au vaste pérystile, » Portent un regard plein d'un espoir inutile ; » Ils connaissent Hilbey, l'ouvrier imprimeur, » Qui dut par huit cents francs gagner le directeur ; »
Source : Gallica

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