Résumé

M. Victor Duruy (1876)

“ Ainsi, ne pas laisser en France un électeur qui ne fût en état d'écrire son bulletin, un fermier qui ne fût capable de faire lui-même ses comptes et sa correspondance, un paysan, un ouvrier qui ne pût, à la veillée d'hiver, lire quelque bon livre; enfin, fournir à chacun les moyens de s'élever dans sa condition, tel fut le but de deux grandes lois que M. Duruy présenta et qui furent votées à l'unanimité le 21 juin 1865 et le 10 avril 1867.
Les forces productives de la France languiraient si la science pure n'était pas armée des plus puissants moyens de recherche.
”
Source : Gallica

M. Victor Duruy (1876)

“ M. Duruy n'avait pas revu l'Empereur depuis l'audience de 1859. Un jour, il reçut une lettre de Napoléon HI lui demandant quelle avait été l'opinion des contemporains sur César. La réponse fut : « Pour juger un souverain, il ne faut pas s'attacher seulement à ce que disent les contemporains dont la passion fausse le jugement dans le sens de l'éloge ou du blâme.
Mieux vaut rechercher ce qu'il a fait, ce qu'il voulait faire encore et ce que le temps a gardé de ses actes. »
”
Source : Gallica

M. Victor Duruy (1876)

“ M. Duruy alla d'abord au plus pressé, à l'enseignement primaire, afin de mettre nos institutions scolaires en rapport avec les besoins d'une société où l'électeur peut devenir un élu; l'ouvrier, un patron; le soldat, un officier. En 1862, près du tiers de nos conscrits arrivaient au régiment sans savoir lire; en 1869, un cinquième seulement se trouvaient dans cette condition déplorable et les colonels étaient moins embar-
rassés pour former leurs cadres de sous-officiers.
”
Source : Gallica

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