Résumé

Mort de monseigneur Denis-Auguste Affre… (1848)

Au milieu de tant de dévoûmens ,le catholicisme devait avoir son dévouaient. Monseigneur l'archevêque de Paris n'a pas oublié la tradition de ses illustres prédécesseurs, et il a obtenu, à l'heure que nous parlons, la palme que le Christ a promise à ceux qui se dévouent pour leurs frères. Lorsque ce courageux pasteur vit Paris en proie à cette terrible lutte, il eut la sainte et chrétienne pensée de se dévouer pour son troupeau. Homme de paix, il est tombé comme les héros de la guerre, au champ d honneur de charité, en imitant jusqu'au bout son divin maître.
Source : Gallica

Mort de monseigneur Denis-Auguste Affre… (1848)

L'admiration fait ici taire la plainte, et le respect ne laisse point de place à la pitié. Il est beau pour un évêque de mourir ainsi en accomplissant son ministère de paix jusqu'au martyre. L'histoire dira qu'au milieu de cette effroyable lutte, il y eut une voix qui rappela ce dogme de la fraternité, que les balles et les boulets effaçaient des murailles où on l'avait inscrit, et que cette voix fut la voix touchante de Monseigneur l'archevêque.
Source : Gallica

Mort de monseigneur Denis-Auguste Affre… (1848)

L'archevêque est ainsi placé entre deux feux ; il ne s'en étonne point ; il ne pense ni à reculer, ni à s'échapper de droite ou de gauche. Il franchit les quelques pas qui le séparent encore de la barricade ; et toujours accompagné de ses grands-vicaires, il entreprend de la gravir; il arrive au sommet; il est en vue des deux camps; les balles sifflent autour de lui et semblent jusque-là le respecter. Un de ses vicaires-généraux a son chapeau percé de trois coups de feu.
Source : Gallica

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