Résumé

Monseigneur Affre, archevêque de Paris…

Les mères osaient franchir le seuil de leurs demeures pour se jeter à ses pieds avec leurs enfans. Sans avertissement préalable , les tambours battaient aux champs, les officiers et les soldats rendaient les honneurs militaires, et de bien des rangs partaient ces cris : Vive La Religion! Vive la République ! Vive L'archevêque de Paris !
Le général Cavaignac ne se borna pas à donner son assentiment au désir de l'archevêque : il bénit sa pensée , et exprima avec attendrissement l'espérance que cette belle et religieuse démarche sérait couronnée de succès.
Source : Gallica

Monseigneur Affre, archevêque de Paris…

Il avançait donc toujours , visitant en passant les ambulances, bénissant et absolvant avec ses grands-vicaires les mourans, et disant une parole de tendresse et de piété à chaque blessé. Arrivé à l'officier supérieur qui commandait l'attaque , il lui fit connaître l'assentiment donné par le général Cavaignac à sa demande, et lui demanda en grâce de suspendre un moment le feu de son artillerie et la fusillade. « Je m'avancerai seul avec mes prêtres , disait-il ; vers ce peuple qu'on « a trompé. J'espère qu'ils reconnaîtront ma soutane voilette et la croix » que je porte sur la poitrine. »
Source : Gallica

Monseigneur Affre, archevêque de Paris…

Quand enfin le saint archevêque eut rendu le dernier soupir un des grands vicaires ayant rappelé aux prêtres présens et tous baignés de larmes quelques unes des plus touchantes paroles du martyr de la charité, tous étendirent la main sur son corps , et jurèrent de consacrer , à son exemple , leur vie et jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour la gloire de Dieu et le salut de leurs frères.
Source : Gallica

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