Résumé

Jean-Bruno Cayol Relation de la blessure et de la mort de Mgr l'archevêque de Paris… (1848)

Est-ce que notre Archevêque est mort P.
Ah! Dieu soit loué ; il vit encore. Sa blessure est elle dangereuse?. Espérez-vous le sauver?. Jamais on ne vit un concert plus unanime et plus spontané de sympathies populaires, une ovation plus touchante et plus sublime par sa simplicité même.
A peu près à moitié chemin de l'Archevêché, les voltigeurs qui faisaient partie de l'escorte, exprimèrent le désir de porter à leur tour l'illustre victime, en disant que comme ils étaient tous de même taille et accoutumés à marcher du même pas, le transport serait plus régulier et plus doux pour le blessé.
Source : Gallica

Jean-Bruno Cayol Relation de la blessure et de la mort de Mgr l'archevêque de Paris… (1848)

Il n'est occupé qu'à prier, et à souffrir avec une constance de martyr. N'est-ce pas là du surnaturel?
Et n'y a-t-il pas eu aussi du surnaturel dans cette émotion si profonde, si universelle, qui a ébranlé tout Paris à la nouvelle de la blessure de l'archevêque , et dans ces témoignages de vénération si extraordinaires, dont le peuple et l'armée ont entouré son cortége funèbre ?
Nous avons vu, dans ces jours néfastes, assez et trop de morts héroïques; nous avons vu tomber, autour des barricades, des citoyens éminents et de vaillants capitaines, dont la patrie portera le deuil longtemps.
Source : Gallica

Jean-Bruno Cayol Relation de la blessure et de la mort de Mgr l'archevêque de Paris… (1848)

En considérant, dans son ensemble et dans ses détails, le drame lamentable et sublime, qui a commencé le dimanche au faubourg Sâint-Antoine, pour finir le mardi à l'Archevêché, nous y voyons d'un bout à l'autre quelque chose d'extraordinaire , d'anormal, de surhumain ; disons mieux , nous y voyons le cachet du surnaturel.
Tous ceux, qui, comme nous, ont eu le bonheur de connaître particulièrement Mgr Affre, savent qu'il n'était pas de ces hommes qui font peu de cas de leur vie ; nous pouvons affirmer qu'il aimait la vie, comme peut et doit l'aimer un chrétien et un prêtre.
Source : Gallica

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