Résumé

P. F., J. C. Revue Musicale de Lyon 1904-03-23…

Le trio en ut majeur est d’un effet puissant. Le final avec variations est de tout point admirable. Le thème d’une tendresse infinie est un hymne d’amour incomparable. Les variations que Beethoven a écrites avec ce thème sont incontestablement les plus belles qui existent.
Tous les sentiments que Beethoven a mis dans son œuvre, les Tchèques ont su magnifiquement les communiquer à l’auditoire. Ils ont été parfaits. La salle entière remuée et vibrante leur a fait une chaleureuse ovation.
Le quatuor tchèque a parcouru depuis douze ans tous les centres artistiques du monde.
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P. F., J. C. Revue Musicale de Lyon 1904-03-23…

Il va sans dire qu’il n’est pas possible de concevoir une meilleure exécution de ce quatuor que celle que les Tchèques nous ont donnée.
Le dixième quatuor en mi bémol (op. 74) , de Beethoven est un des plus magnifiques spécimens de sa seconde manière. On le désigne quelquefois sous le nom de Quatuor des harpes, en raison des pizzicati que les quatre instruments se renvoient mutuellement. Tout le premier morceau est traversé par un souffle héroïque. L’adagio est une inspiration sans égale, aussi sobre que bien conçue.
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P. F., J. C. Revue Musicale de Lyon 1904-03-23…

Toutes les oreilles sont tendues, on ne veut pas perdre une note. Les Tchèques débutent. Au lieu de la joyeuse marche militaire qui ouvre le quatuor en sol no 77, de Haydn c’est la souriante phrase du quatuor en si bémol, no 73, qu’ils attaquent.
Pourquoi cette substitution décidée évidemment au dernier moment ? sans doute parce que le quatuor Hugo Herrmann avait précédemment joué ce même quatuor en sol. Somme toute on a bien fait de nous octroyer une œuvre pas encore entendue, du moins depuis longtemps.
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