Résumé

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Le premier chien et le premier pantalon (1880)

Il répond à sa sœur Marie que dans une heure ce serait trop tard, et Marie ayant voulu lui faire entendre qu'une heure ce n'était pas déjà si long, Monsieur Jujules très fâché s'est permis de lui tirer la langue.
Pour lui faire voir que c'est très laid d'avoir comme ça la langue hors de sa bouche, Mademoiselle Marie la tire à son tour à son frère; Monsieur Jujules n'est pas du tout satisfait que sa sœur ose ainsi se moquer de lui. Elle devrait bien comprendre que quand on attend trop son premier pantalon, on ne peut pas être de bonne humeur.
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Le premier chien et le premier pantalon (1880)

C'est étonnant les changements que l'âge peut opérer sur certaines bêtes et même sur certaines personnes. Seulement si pour faire d'un enfant blond et insupportable un homme à tête blanche et raisonnable, il faut cinquante ans, six mois avaient suffi à Tape-à-l'Œil. Soit au moral, soit au physique, c'était une autre bête, et au lieu de son air têtu et sournois, il était devenu un chien qui ne demande qu'à rire
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Le premier chien et le premier pantalon (1880)

Jujules en a sera quitte pour sa blouse déchirée; mais sa peau n'était pas loin de sa blouse; un peu plus, elle était entamée.
— C'est bien heureux, lui dit sa sœur, que tu n'aies pas encore été en culotte. Ce n'est pas un vêtement flottant, les pantalons, ça ne peut pas tromper les chiens, tu aurais bien pu sentir les crocs de celui-là.
— C'est égal, ma Marie, répondit Monsieur Jujules, je voudrais être en culotte; quand on est en culotte, on est grand, on est un homme, et les chiens ont peur de vous
Source : Gallica

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